WhatsApp ou SMS : comment choisir la meilleure option ?

Oubliez la routine et les habitudes figées : en France, la nuit du Nouvel An 2018 a tiré un trait sur le traditionnel SMS “Bonne année”. Entre le 31 décembre à 21h et le 1er janvier à 2h, seuls 200 millions de SMS ont circulé. Une chute libre qui raconte beaucoup plus qu’une simple histoire de textos : c’est tout un usage qui cède la place à d’autres manières de communiquer. Les Français, désormais, préfèrent les MMS et les messageries instantanées comme WhatsApp pour transmettre leurs vœux.

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Après un quart de siècle à remplir les téléphones de vœux en tout genre, le SMS commence clairement à s’effacer. Plusieurs faits le montrent sans ambiguïté. Bouygues Telecom, Orange et Free constatent le recul du texto court et formaté : à chaque réveillon, la courbe fléchit à nouveau. Orange dénombre 94,5 millions de SMS envoyés pendant la nuit du passage à l’an neuf, soit une baisse de 6% sur douze mois. Bouygues affiche 45 millions de textos, un recul de 9,7%. Même phénomène chez Free Mobile, qui voit le volume fondre de 4%.

SMS vs WhatsApp : la messagerie instantanée a changé la donne

À la fin de 2012, la France envoyait encore un milliard de SMS en une nuit de réveillon. Cette époque paraît déjà loin. La tendance aujourd’hui ? Réseaux sociaux et applications de messagerie vivent leur heure de gloire. Sur Twitter, Instagram et Facebook, les vœux circulent par milliers ; rares sont ceux qui se contentent d’un SMS pour saluer la nouvelle année. Beaucoup réagissent en ligne à la disparition progressive du fameux texto de minuit, souvenir tenace d’un monde presque révolu.

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Côté opérateurs, tous valident cette rupture. Bouygues Telecom enregistre une consommation exceptionnelle : 5 millions de gigas en 3G/4G en une seule nuit, dont 60% pour les applications de messagerie instantanée. Le reste finit globalement sur les réseaux sociaux.

Les messageries, elles, voient les compteurs exploser. WhatsApp, propriété de Facebook, a saturé la nuit de la Saint-Sylvestre, sans pour autant stopper la vague : dans le monde, 75 milliards de messages sont échangés, pulvérisant le total des SMS de l’an passé (63 milliards).

Le MMS, souvent oublié, reprend de la vigueur. Orange relève 7,1 millions de MMS expédiés pour la transition 2017–2018, soit +8,63% en un an. Bouygues grimpe aussi, avec +13,5% pour atteindre 3,39 millions de messages multimédia.

Cela ne fait plus de doute : le SMS glisse vers l’arrière-plan, remplacé par des canaux plus interactifs. WhatsApp, Messenger, Skype, MMS… ils font désormais partie des réflexes. Reste que le bon vieux texto n’a pas dit son dernier mot. Avec l’arrivée du RCS, ce protocole mis au point par Google pour redonner des couleurs au SMS en l’alignant sur les standards des applis actuelles, il pourrait bien surprendre à nouveau.

Ce glissement des usages s’observe jusque dans les réactions sur les réseaux sociaux, dont voici quelques extraits éloquents :

  • « 1ère année ou je reçois 0 sms pour dire “heureuse nouvelle année” mdrrr miracle », publie MAM sur Twitter le 1er janvier 2018.
  • « Cette année, j’ai décidé de boycotter le traditionnel sms #BonneAnnee : à la fin il porte la poisse que je trouve… vivons cette nouvelle année et basta », écrit Marine le 2 janvier 2018.

Le SMS ne s’est pas éteint, il mute, et cet ajustement bouleverse la façon dont la France se salue, s’annonce, se souhaite. Qu’adviendra-t-il demain ? Peut-être n’entendrons-nous plus jamais ce bip typique venu des années 2000, signe discret mais vibrant d’une époque déjà loin derrière.